Photo: L.A.photographies – AurèL

Nous sommes une église où plein de choses se passent, et où beaucoup de monde servent pour que notre vie d’église soit dynamique. Mais beaucoup de personnes ont aussi des implications en dehors de CVV, et nous souhaitons les valoriser et les faire connaître à tous. Nous voulons être impliqués dans nos vies respectives, et vivre les relations entre nous de façon authentique et profonde. Cela passe par le fait de savoir ce que nous faisons les uns les autres.

Nous commençons avec une interview d’Eliza Valbon, qui est membre du Collectif Cieux Ouverts (qui vient de sortir son deuxième album, disponible à l’achat sur Amazon ou sur iTunes).

Bonjour ! Qui es-tu ?

Eliza Valbon, mariée et mère de deux petits garçons. Je suis professeure de chant et chanteuse de métier, et je suis leader de louange. Passionnée par les relations humaines, j’aime profondément les gens, passer du temps avec eux. J’aime aussi transmettre et enseigner. J’ai une grande soif d’authenticité et de parler des choses telles qu’elles sont. Dieu n’a pas besoin que l’on transforme les choses ou que l’on porte un masque. Se libérer de nos masques nous permet de voir plus de Dieu et de le laisser agir.

Comment es-tu devenue chrétienne ?

Je suis née dans une famille chrétienne, on m’a présenté Dieu et j’ai très tôt ressenti un amour profond pour lui. J’ai été baptisée dans le Saint Esprit à 8 ans et j’ai parlé en langues ; on m’avait montré que c’était très accessible. Adolescente, j’ai eu une vision et j’ai pris conscience du combat spirituel sur ma vie. J’ai compris que je devais faire un choix clair entre Dieu et ce que Satan me faisait miroiter. Dieu me laissait libre et j’ai décidé de le choisir comme Seigneur dans ma vie. Je me suis fait baptiser à 13 ou 14 ans.

Quel est ton ministère ?

Ce mot est un peu abstrait. J’aime me souvenir d’une définition que Sam Olivier en avait donnée : c’est notre service pour le corps de Christ, ce que nous pouvons apporter pour l’édification de l’Eglise. Notre « ministère » n’est pas pour notre glorification personnelle. Je sers l’église à la fois en tant que leader de louange et en tant qu’oratrice. J’aime être connectée à Dieu et être un canal pour que les cieux soient ouverts. La musique, la voix, permettent de constituer une atmosphère favorable à ce que les gens se connectent à Dieu. Il ne s’agit pas de manipulation : à travers la musique et les paroles, on prédispose les cœurs à s’ouvrir à Dieu. Le but n’est pas que l’on regarde à moi, mais que je sois une porte ouverte sur le cœur de Dieu, une représentation de qui Il est. Je représente Dieu pour les gens, et je peux aussi représenter la voix d’un groupe qui s’adresse à Dieu. En dehors de CVV, je suis invitée ailleurs avec mon mari, seule ou avec le Collectif Cieux Ouverts pour prêcher, mener des soirées de discussion ou conduire la louange. Je peux dire que mon appel, le fil conducteur à la fois dans mes relations et les différentes parties de mon service, c’est de proclamer des vérités sur les gens et de les libérer dans leur destinée, leur identité. J’aime l’intergénérationnel et l’”interdénominationnel”.

Le Collectif Cieux Ouverts, qu’est-ce que c’est ?

Il est né d’une amitié entre Samuel Olivier, mon mari Jonathan et moi. Nous avons souvent conduit la louange ensemble à des événements puis aux conférences Embrase nos cœurs en 2009 et en 2011. Ce format a donné naissance à l’ADN du Collectif Cieux Ouverts. Nous avons décidé de constituer un collectif évolutif avec un noyau fixe. Nous avons plusieurs leaders de louange et différents participants, d’un album à l’autre, car nous avons à cœur de faire du mentorat et encourager le don que nous voyons chez chacun. Nous voulons être une famille, nous privilégions les moments passés ensemble et nous avons tous à cœur de servir les églises de France et de parvenir à une louange libre au-delà des dénominations.

L’appel dont tu as parlé, comment s’est-il précisé dans ta vie ?

Depuis toujours, chanter est une évidence. Quand j’entendais des chanteurs, des comédies musicales, cela me prenait aux tripes et me faisait presque souffrir tellement je voulais faire la même chose. Je suis très passionnée. Mon appel vient de ma passion pour Dieu et j’ai eu l’impression que Dieu ne voulait pas qu’elle soit cachée. Satan a essayé de me faire taire ; j’ai beaucoup lutté avec l’estime de moi : je ne me sentais jamais à la hauteur. Le but n’est pas de s’aimer pour soi-même mais de se voir avec les yeux de Dieu et de s’aimer en acceptant l’amour de Dieu pour nous. C’est ce qui a pris du temps pour moi. J’avais besoin de me réconcilier avec moi-même. Je suis suffisante, à cause de qui Dieu est et pas qui je suis. Aujourd’hui, je m’aime parce que je vois Son regard sur moi, qui me libère. La précision de l’appel de ma vie s’est faite parallèlement à ce processus parce que je ne pouvais pas aimer les autres tant que je n’étais pas réconciliée avec moi-même.

Si on ne sait pas à quoi on est appelé, il faut penser à ce que l’on aime faire, ce qui nous prend profondément et ce à quoi on aspire. Il faut écouter ce que l’Esprit de Dieu vient réveiller régulièrement, ce qui pèse sur notre cœur, douloureusement parfois. C’est peut-être un signe que nous avons été créés pour quelque chose de ce genre-là.

Est-ce que tu as des doutes parfois ?

De moins en moins. Je ne me cache plus et même s’il y a bien sur des domaines où c’est encore difficile, c’est le regard de Dieu sur moi qui me donne la force de me tenir devant les gens. Je sais que c’est lui qui me l’a demandé. Il a relevé ma tête. C’était un rêve profond de conduire la louange et de travailler en équipe, onstruire des relations avec des gens, chercher Dieu ensemble.   J’ai l’impression de faire ce pour quoi je suis faite. Je réalise aussi que mon premier appel c’est aimer mon mari du mieux que je peux. Je suis plus libre et plus efficace dans mon service pour Dieu si je suis bien dans ma famille. Avant d’avoir des enfants, je me demandais comment ces rêves allaient être réalisés si j’avais des enfants mais Dieu m’a fait comprendre que ce n’était pas un problème pour Lui que j’aie une famille. Et c’est d’ailleurs maintenant que j’ai des enfants, que je suis en plein dans ce rêve qui se réalise.

Qu’est-ce qui brûle sur ton cœur maintenant ?

J’ai une soif de créativité qui n’est pas assouvie. J’aimerais faire des spectacles, une comédie musicale, même dans le milieu séculier. Je suis plus qu’une chanteuse : j’aime les arts en général. Mais je veux vraiment être heureuse de ce moment de la vie où j’ai des enfants. J’aime aussi ce qui se passe dans l’église, on commence à chercher une louange peut-être un peu différente du format classique. On est appelés à être créatifs en tant que chrétiens.

Merci Eliza pour ce partage 🙂

 

Sarah est parisienne de naissance. Elle est prof de FLE et étudie la diététique. Passionnée par le lien entre santé et alimentation elle aime aussi tout ce qui se rapporte à la Corée, danser, voir des gens guéris et ne rien faire.